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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

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5 40 2018vivant  

La profondeur du savoir

Une réflexion qui turlupine les penseurs depuis bien longtemps est la suivante: comment est-ce qu'on sait? Posée autrement, qu'est-ce qui fait qu'un jour un humain va produire un savoir sur le monde? Et sur quelle partie du monde est-ce que ce savoir va se porter? Est-ce qu'on découvre le savoir (et alors on le considère comme pré-datant l'humain), ou alors est-ce qu'on construit le savoir (et alors on le considère comme résultat de l'humain)? De bien grandes questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse. Pour moi, le savoir est d'abord question de profondeur. Nos connaissances du monde sont liées à notre capacité à voir au-delà de la surface des événements. Avoir une connaissance profonde d'un objet de son environnement (objet est ici à comprendre de manière très large comme n'importe quelle chose perçue que nous pouvons transformer en concept), c'est être capable de déceler les couches de signification inhérente à ce même objet. (Ici, les mots sont importants: par "déceler" je pars du principe que les objets du monde contiennent en eux-mêmes des sources d'information qui peuvent être décelées... Il est à noter que dans certains cas et d'un certain point de vue, la recherche du savoir construit la source d'information. Mais c'est un autre débat.) Les couches de signification sont à la fois théoriques et pratiques, à la fois conceptuelles et interactionnelles, à la fois littérales et figuratives, etc. Ainsi, une pomme est autant un fruit à pépin qu'une source de nutriment, autant un symbole du fruit défendu qu'un objet de forme ronde qu'on peut tenir dans une main. Le savoir théorique est souvent désincarné, est souvent pensé comme en dehors du monde interactif des vivants. Je pense que c'est une question de point de vue. Le savoir théorique affecte beaucoup nos décisions, et souvent on ne s'en rend pas compte car on ne voit que la surface du monde et on n'utilise consciemment que la surface de notre savoir. Lorsqu'on est capable de mettre en jeu les différentes couches de signification à notre disposition de manière efficace afin de réaliser une tâche, c'est alors qu'on redonne à la profondeur du savoir ses lettres de noblesse. Du moins faut-il en être conscient... Et ça, c'est une autre histoire...
Une réflexion qui turlupine les penseurs depuis bien longtemps est la suivante: comment est-ce qu'on sait? Posée autrement, qu'est-ce qui fait qu'un jour un humain va produire un savoir sur le monde? Et sur quelle partie du monde est-ce que ce savoir va se porter? Est-ce qu'on découvre le savoir (et alors on le considère comme pré-datant l'humain), ou alors est-ce qu'on construit le savoir (et alors on le considère comme résultat de l'humain)? De bien grandes questions pour lesquelles je n'ai pas vraiment de réponse. Pour moi, le savoir est d'abord question de profondeur. Nos connaissances du monde sont liées à notre capacité à voir au-delà de la surface des événements. Avoir une connaissance profonde d'un objet de son environnement (objet est ici à comprendre de manière très large comme n'importe quelle chose perçue que nous pouvons transformer en concept), c'est être capable de déceler les couches de signification inhérente à ce même objet. (Ici, les mots sont importants: par "déceler" je pars du principe que les objets du monde contiennent en eux-mêmes des sources d'information qui peuvent être décelées... Il est à noter que dans certains cas et d'un certain point de vue, la recherche du savoir construit la source d'information. Mais c'est un autre débat.) Les couches de signification sont à la fois théoriques et pratiques, à la fois conceptuelles et interactionnelles, à la fois littérales et figuratives, etc. Ainsi, une pomme est autant un fruit à pépin qu'une source de nutriment, autant un symbole du fruit défendu qu'un objet de forme ronde qu'on peut tenir dans une main. Le savoir théorique est souvent désincarné, est souvent pensé comme en dehors du monde interactif des vivants. Je pense que c'est une question de point de vue. Le savoir théorique affecte beaucoup nos décisions, et souvent on ne s'en rend pas compte car on ne voit que la surface du monde et on n'utilise consciemment que la surface de notre savoir. Lorsqu'on est capable de mettre en jeu les différentes couches de signification à notre disposition de manière efficace afin de réaliser une tâche, c'est alors qu'on redonne à la profondeur du savoir ses lettres de noblesse. Du moins faut-il en être conscient... Et ça, c'est une autre histoire...