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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

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7 81 2018concepts  

La science

Peut-être avez-vous déjà entendu parler d'un remède miracle qui donnerait la vie éternelle, une sorte d'elixir de jouvence moderne qui nous permettrait de prolonger l'espérance de notre carcasse jusqu'à point d'heure? C'est ça la science de nos jours, certains diraient: une promesse non-tenue, de la poudre aux yeux jetée nonchalamment aux yeux ébahis du laïc, des jeux du cirque ayant pour but de divertir la plèbe et de la faire continuer à acheter. Il faut distinguer la science qui se fait, et la science qui se vend. La première est celle des chercheurs et de leur curiosité, et elle est louable, belle, profonde, la plupart du temps morale. Cette science-là est reproductible, méthodique, honnête (le plus souvent), et elle vise à élargir nos horizons et les champs du possible, à approfondir les connaissances avec comme ligne de mire le bien commun. La seconde, la science qui se vend, est plus pernicieuse car elle agit sur nos plus bas instincts: l'espoir. C'est la science du "publie ou péris". La science qui se vend, ou la science qui vend, est un mauvais commercial en aspirateur des années 70: un beau sourire, des belles paroles, beaucoup de vent, mais bourré de maladies vénériennes. La science qui se vend et qui vend, c'est un charognard qui se nourrit de proies vivantes: ça trahit son rôle écologique pour un profit qui péjore le système. La science qui vend et se vend, c'est un cumulonimbus orageux qui passe au-dessus de nous sans pleuvoir, sans rafraîchir, sans même daigner apporter quelques rafales: ça fait beaucoup parler mais au niveau des résultats, c'est niet. La science qui se vend et vend, c'est un couple de trentenaires millionnaires qui vont acheter... hum... "adopter" un pauvre petit orphelin d'un pays défavorisé par le capitalisme et le colonialisme et qui, au dernier moment, décident de tenter la FIV parce que ça serait dommage de pas transmettre nos gènes de millionaires "caucasiens" (racistes!). Enfin, cette science pernicieuse du beau discours, ce scientisme, c'est comme le communisme, le capitalisme, et tous les -ismes qui nous entourent: percez-les comme des balons de baudruche ou laissez-vous escroquer et souriez en pensant à la jeunesse éternelle que vous êtes sur le point d'acheter.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler d'un remède miracle qui donnerait la vie éternelle, une sorte d'elixir de jouvence moderne qui nous permettrait de prolonger l'espérance de notre carcasse jusqu'à point d'heure? C'est ça la science de nos jours, certains diraient: une promesse non-tenue, de la poudre aux yeux jetée nonchalamment aux yeux ébahis du laïc, des jeux du cirque ayant pour but de divertir la plèbe et de la faire continuer à acheter. Il faut distinguer la science qui se fait, et la science qui se vend. La première est celle des chercheurs et de leur curiosité, et elle est louable, belle, profonde, la plupart du temps morale. Cette science-là est reproductible, méthodique, honnête (le plus souvent), et elle vise à élargir nos horizons et les champs du possible, à approfondir les connaissances avec comme ligne de mire le bien commun. La seconde, la science qui se vend, est plus pernicieuse car elle agit sur nos plus bas instincts: l'espoir. C'est la science du "publie ou péris". La science qui se vend, ou la science qui vend, est un mauvais commercial en aspirateur des années 70: un beau sourire, des belles paroles, beaucoup de vent, mais bourré de maladies vénériennes. La science qui se vend et qui vend, c'est un charognard qui se nourrit de proies vivantes: ça trahit son rôle écologique pour un profit qui péjore le système. La science qui vend et se vend, c'est un cumulonimbus orageux qui passe au-dessus de nous sans pleuvoir, sans rafraîchir, sans même daigner apporter quelques rafales: ça fait beaucoup parler mais au niveau des résultats, c'est niet. La science qui se vend et vend, c'est un couple de trentenaires millionnaires qui vont acheter... hum... "adopter" un pauvre petit orphelin d'un pays défavorisé par le capitalisme et le colonialisme et qui, au dernier moment, décident de tenter la FIV parce que ça serait dommage de pas transmettre nos gènes de millionaires "caucasiens" (racistes!). Enfin, cette science pernicieuse du beau discours, ce scientisme, c'est comme le communisme, le capitalisme, et tous les -ismes qui nous entourent: percez-les comme des balons de baudruche ou laissez-vous escroquer et souriez en pensant à la jeunesse éternelle que vous êtes sur le point d'acheter.