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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

 ? 𝞪/A

Langueur

Tout n'est pas simple dans ce traitement curatif de mon cancer. Si chaque jour j'essaye de voir le positif, de m'émerveiller du monde alentour, des personnes si bienveillantes qui s'occupent de moi tant à l'hôpital qu'à la maison et en dehors, je réalise qu'une masse me freine dans mes pérégrinations mentales. Je ne parle pas ici de la tumeur, ni même de la chimio, mais bien de la langueur qui résulte de cette dernière. Cette langueur est une fatigue extrême couplée à une impossibilité de dormir ou de réfléchir. Je me sens lourd, incapable de lever les membres ou d'élever mes pensées. Avachi dans mon lit, j'attends que le temps passe, et le temps passe parfois lentement, très lentement, trop lentement au goût du patient impatient que je peux des fois être. Trouver la motivation d'écrire ce texte n'était pas une mince affaire tant la langueur m'enlaçait et m'invitait à la stase. Tout m'invitait à ne rien faire, à attendre la fin de l'hydratation pour pouvoir rentrer à la maison. click! Et voilà le catalyseur de ce texte. Mon retour à la maison a tout d'abord déclenché en moi un petit éboulement de quelques gravats mentaux; ceux ci en entraînèrent d'autres et d'autres et d'autres jusqu'à devenir une avalanche de roches oniriques qui m'encouragèrent à fuir ma langueur, à lui échapper et lui rire au nez. Car rien! Rien ne me démotivera à revoir ma femme Leslie et mon fils Ayden! Ni la langueur, ni la chimio, ni le cancer! Rien!
Tout n'est pas simple dans ce traitement curatif de mon cancer. Si chaque jour j'essaye de voir le positif, de m'émerveiller du monde alentour, des personnes si bienveillantes qui s'occupent de moi tant à l'hôpital qu'à la maison et en dehors, je réalise qu'une masse me freine dans mes pérégrinations mentales. Je ne parle pas ici de la tumeur, ni même de la chimio, mais bien de la langueur qui résulte de cette dernière.
Cette langueur est une fatigue extrême couplée à une impossibilité de dormir ou de réfléchir. Je me sens lourd, incapable de lever les membres ou d'élever mes pensées. Avachi dans mon lit, j'attends que le temps passe, et le temps passe parfois lentement, très lentement, trop lentement au goût du patient impatient que je peux des fois être.
Trouver la motivation d'écrire ce texte n'était pas une mince affaire tant la langueur m'enlaçait et m'invitait à la stase. Tout m'invitait à ne rien faire, à attendre la fin de l'hydratation pour pouvoir rentrer à la maison. click!
Et voilà le catalyseur de ce texte. Mon retour à la maison a tout d'abord déclenché en moi un petit éboulement de quelques gravats mentaux; ceux ci en entraînèrent d'autres et d'autres et d'autres jusqu'à devenir une avalanche de roches oniriques qui m'encouragèrent à fuir ma langueur, à lui échapper et lui rire au nez. Car rien! Rien ne me démotivera à revoir ma femme Leslie et mon fils Ayden! Ni la langueur, ni la chimio, ni le cancer! Rien!