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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

 ? 𝞪/A
7 80 2018concepts  

Le destin

Il est facile à blâmer, le destin, quand tout va mal ou quand tout va bien, ou quand tout nous dépasse et que rien n'est certain. Il est facile à trouver, le destin, quand les sphères s'alignent en géométries manifestes, quand les routes se croisent à la perpendiculaire, ou quand le succès ou l'échec s'offrent à nous comme une claque venant de face. Mais le destin est un trompe-l'oeil, au moins autant que l'eau est surface. Le destin est illusion au moins autant que la glace est salace. Le destin est artifice au moins autant que les mots sont du vent. Du coup le destin est tenace, car intégrés à nos verbes: qu'on le prenne en main, qu'on se remette à lui, qu'on le force ou qu'on le déjoue, qu'on lui échappe ou qu'on le chamboule, le destin s'impose à nous dans nos mots même et c'est cela son plus grand problème. Le destin est comme une mauvaise blague, car il revient toujours sans qu'on puisse rien n'y faire, alors même qu'on le méprise comme l'eau méprise la glaise. J'ai un remède contre la maladie du destin: vivez maintenant, car avant ou après, c'est jamais parfait.
Il est facile à blâmer, le destin, quand tout va mal ou quand tout va bien, ou quand tout nous dépasse et que rien n'est certain. Il est facile à trouver, le destin, quand les sphères s'alignent en géométries manifestes, quand les routes se croisent à la perpendiculaire, ou quand le succès ou l'échec s'offrent à nous comme une claque venant de face. Mais le destin est un trompe-l'oeil, au moins autant que l'eau est surface. Le destin est illusion au moins autant que la glace est salace. Le destin est artifice au moins autant que les mots sont du vent. Du coup le destin est tenace, car intégrés à nos verbes: qu'on le prenne en main, qu'on se remette à lui, qu'on le force ou qu'on le déjoue, qu'on lui échappe ou qu'on le chamboule, le destin s'impose à nous dans nos mots même et c'est cela son plus grand problème. Le destin est comme une mauvaise blague, car il revient toujours sans qu'on puisse rien n'y faire, alors même qu'on le méprise comme l'eau méprise la glaise. J'ai un remède contre la maladie du destin: vivez maintenant, car avant ou après, c'est jamais parfait.