ArnaudBarras.ch ArnaudBarras.ch

ArnaudBarras.ch

Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

 ? 𝞪/A
2 10 2015maillage-du-genevois  

Le sommet

Au pinacle de mon oikos, les pensées sont si denses que des flocons de mots tombent en neige éparse. Des vents virevoltant se vantent et inventent des formules nouvelles, dont les frasques connues m'emmènent au sommet de mon imaginaire. Sans flancher, les flancs de la colline se blanchissent de pâles voiles de nostalgie; sans broncher, mes poumons se gonflent d'un brouillard de signification et d'envie. Dans ce lieu de la hauteur qui borde ma Genève, l'inspiration se mute en poésie; dans cet espace ouvert qui survole la ville, l'espérance du sens s'épie. Mais les phrases trop courtes qui parsèment ces vers ne peuvent qu'esquisser la beauté du Salève, car ses courbes dé- doublées et ses lignes précaires n'ont de pareilles dans la langue de Ramuz. Cette ode à notre mont espère n'avoir rien à envier aux chansons romantiques qui jadis firent la cour à nos sublimes Alpes. Ces dernières, d'ailleurs, jalouses de l'attention, résonnent comme un choeur battant dans l'arrière-fond du Salève notre visage. Au pinacle de notre oikos, l'âme du Grand Genève est si belle, que ses gouttelettes d'eau tombent en pluie sur notre région unie. Il n'y a de mots, il n'y a de phrases qui puissent capturer l'esprit de cet adage géologique, mais si un jour vous regardez le Salève, et qu'au loin il vous sourit, alors peut-être aurez-vous l'avant-goût de ce qui habite mes pensées en cet instant, et abrite depuis toujours, telle une canopée de sens, la forêt magique de mes idées.
Au pinacle de mon oikos, les pensées sont si denses que des flocons de mots tombent en neige éparse. Des vents virevoltant se vantent et inventent des formules nouvelles, dont les frasques connues m'emmènent au sommet de mon imaginaire. Sans flancher, les flancs de la colline se blanchissent de pâles voiles de nostalgie; sans broncher, mes poumons se gonflent d'un brouillard de signification et d'envie. Dans ce lieu de la hauteur qui borde ma Genève, l'inspiration se mute en poésie; dans cet espace ouvert qui survole la ville, l'espérance du sens s'épie. Mais les phrases trop courtes qui parsèment ces vers ne peuvent qu'esquisser la beauté du Salève, car ses courbes dé- doublées et ses lignes précaires n'ont de pareilles dans la langue de Ramuz. Cette ode à notre mont espère n'avoir rien à envier aux chansons romantiques qui jadis firent la cour à nos sublimes Alpes. Ces dernières, d'ailleurs, jalouses de l'attention, résonnent comme un choeur battant dans l'arrière-fond du Salève notre visage. Au pinacle de notre oikos, l'âme du Grand Genève est si belle, que ses gouttelettes d'eau tombent en pluie sur notre région unie. Il n'y a de mots, il n'y a de phrases qui puissent capturer l'esprit de cet adage géologique, mais si un jour vous regardez le Salève, et qu'au loin il vous sourit, alors peut-être aurez-vous l'avant-goût de ce qui habite mes pensées en cet instant, et abrite depuis toujours, telle une canopée de sens, la forêt magique de mes idées.