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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

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8 41 2017experiences-de-pensee  

Lignes de vertiges

En rentrant chez moi, je longe la rivière qui vire vers la droite sans jamais se fatiguer. Comme un long tourbillon, le chemin de terre qui borde la rivière a entamé une spirale dès sa création, une spirale qu'il suivra jusqu'à destination, sans jamais discontinuer. Plus j'avance, plus je me rapproche du centre. Plus je vis, plus je me recentre sur l'important. Plus j'entends, plus les sons semblent se rapprocher jusqu'à m'encercler, m'entourer, m'enlacer comme si mon environnement et moi ne faisions plus qu'un. Même mes idées tournent en rond et s'affaissent vers le moment équidistant où l'infini se confond avec le néant. Plus j'y pense, plus la spirale de l'existence me donne la nausée, et plus les lignes de vertiges m'imposent leurs réalités. Alors je ne pense plus, et j'observe la rivière. Une volée d'oiseaux décrivent des spirales dans le ciel. Ils suivent les voies migratoires qui les emmèneront vers l'absurde. J'aperçois une plume qui lentement tombe vers le sol, flotillant doucement comme une comptine d'enfant vers sa destination finale. Puis comme à son habitude, la gravité s'assoupit et la plume remonte, puis redescend lentement, puis remonte encore plus lentement, puis s'arrête au point équidistant de sa trajectoire prédestinée. Et le monde reprend sa marche incessante vers une impossible perspective et continue de tourner vers son centre jusqu'à m'immerger dans une nouvelle spirale de pensée.
En rentrant chez moi, je longe la rivière qui vire vers la droite sans jamais se fatiguer. Comme un long tourbillon, le chemin de terre qui borde la rivière a entamé une spirale dès sa création, une spirale qu'il suivra jusqu'à destination, sans jamais discontinuer. Plus j'avance, plus je me rapproche du centre. Plus je vis, plus je me recentre sur l'important. Plus j'entends, plus les sons semblent se rapprocher jusqu'à m'encercler, m'entourer, m'enlacer comme si mon environnement et moi ne faisions plus qu'un. Même mes idées tournent en rond et s'affaissent vers le moment équidistant où l'infini se confond avec le néant. Plus j'y pense, plus la spirale de l'existence me donne la nausée, et plus les lignes de vertiges m'imposent leurs réalités. Alors je ne pense plus, et j'observe la rivière. Une volée d'oiseaux décrivent des spirales dans le ciel. Ils suivent les voies migratoires qui les emmèneront vers l'absurde. J'aperçois une plume qui lentement tombe vers le sol, flotillant doucement comme une comptine d'enfant vers sa destination finale. Puis comme à son habitude, la gravité s'assoupit et la plume remonte, puis redescend lentement, puis remonte encore plus lentement, puis s'arrête au point équidistant de sa trajectoire prédestinée. Et le monde reprend sa marche incessante vers une impossible perspective et continue de tourner vers son centre jusqu'à m'immerger dans une nouvelle spirale de pensée.