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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

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0 01 2019vivant  

Redécouverte

Je reprends le chemin de l'écriture après une longue pause estivale. Peut-être est-ce l'agonisante arrivée de l'automne qui m'inspire? Ou peut-être est-ce le besoin de retrouver ce qui m'anime? Quoi qu'il en soit, ma voix-ci, me voici, me voit-là m'atteler à redécouvrir ces mots maudits m'augmentant telles des mauvaises langues nébuleuses se languissant lentement en mon esprit abîmé. Je me redécouvre en cette rentrée où j'apprends à apprécier le plein temps de l'enseignant. Je me redécouvre de la fatigue insoupçonnée. Je me redécouvre des envies de sucre raffiné. Je me redécouvre des fantasmes de montagnes et d'élévation alors que le toit du monde inexorablement s'abaisse à ma hauteur d'humain rampant. trois mois sans écrire trois mois sans décrire trois mois sans discerner les contours de mon inconscient sans parcourir les forêts de ma prescience ni dévaler les talus de mes émotions Trois mois c'est bien trop long. On dit de l'humain que trois jours sans eau et il court à sa perte. A ce rythme sans l'eau de mes pensées, j'en suis à marcher sur les mains au bord d'un précipice, les yeux bandés, les sens inhibés, espérant tant bien que mal qu'un badaud - ou le pied de la falaise - m'arrêtera. Je trouve ce processus malaisant. Je ne reconnais pas le visage de cet ami. Je me sens confus, exigu dans mon corps, enfermé dans ma trame quotidienne. Ecrire après tant de temps, après tant de tentations d'oublier mes souvenirs les remplaçant par des dires, c'est comme courir après une déchirure des ligaments. Je ressens une douleur de l'inaction, une gêne de la stase mentale. Je redécouvre la difficultai de structuré mes penser
Je reprends le chemin de l'écriture après une longue pause estivale. Peut-être est-ce l'agonisante arrivée de l'automne qui m'inspire? Ou peut-être est-ce le besoin de retrouver ce qui m'anime? Quoi qu'il en soit, ma voix-ci, me voici, me voit-là m'atteler à redécouvrir ces mots maudits m'augmentant telles des mauvaises langues nébuleuses se languissant lentement en mon esprit abîmé. Je me redécouvre en cette rentrée où j'apprends à apprécier le plein temps de l'enseignant. Je me redécouvre de la fatigue insoupçonnée. Je me redécouvre des envies de sucre raffiné. Je me redécouvre des fantasmes de montagnes et d'élévation alors que le toit du monde inexorablement s'abaisse à ma hauteur d'humain rampant. trois mois sans écrire trois mois sans décrire trois mois sans discerner les contours de mon inconscient sans parcourir les forêts de ma prescience ni dévaler les talus de mes émotions Trois mois c'est bien trop long. On dit de l'humain que trois jours sans eau et il court à sa perte. A ce rythme sans l'eau de mes pensées, j'en suis à marcher sur les mains au bord d'un précipice, les yeux bandés, les sens inhibés, espérant tant bien que mal qu'un badaud - ou le pied de la falaise - m'arrêtera. Je trouve ce processus malaisant. Je ne reconnais pas le visage de cet ami. Je me sens confus, exigu dans mon corps, enfermé dans ma trame quotidienne. Ecrire après tant de temps, après tant de tentations d'oublier mes souvenirs les remplaçant par des dires, c'est comme courir après une déchirure des ligaments. Je ressens une douleur de l'inaction, une gêne de la stase mentale. Je redécouvre la difficultai de structuré mes penser