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Critical, creative and digital writingEcriture critique, créative et numérique

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9 92 2013idees-australiennes  

Systèmes

Ils sont partout, lorsqu'on les cherche. Ils sont une création de notre esprit investigateur, de notre besoin de trouver un sens, une structure à la vie. Ils sont une projection de ce que l'on veut trouver, une projection que l'on impose à ce que l'on perçoit, à ce que l'on ressent, et souvent qu'on s'impose à soi-même. Ils sont relatifs à celui qui observe. De pensée, politiques, économiques, écologiques, spatiaux, temporels, scientifiques, religieux... Ils prennent des formes multiples, les systèmes, des échelles variables; ils ont des besoins de persuasion plus ou moins grands. Ils sont visibles dans les motifs et rythmes de la vie, dans la cadence du monde réel et la décadence des mondes imaginaires; ils sont perceptibles dans les paradoxes du chaos et de l'ordre, dans l'oscillation du bien et du mal, dans le spectre de la lumière et des comportements, dans le tumulte des émotions et le déchirement des relations. Ils sont les mots derrière les actes, les desseins codés dans les dessins. Les systèmes. Ils sont partout où on les cherche, car ils sont le résultat inhérent à chaque recherche. Ils sont aussi un outil indispensable car structurant. Ils donnent un sens, une vélocité, une puissance à la vie sans lesquels on ne pourrait comprendre. Mais les systèmes sont trompeurs, car ils sont aussi simulation, la simulation de leur propre existence. Les systèmes aspirent et prétendent à leur transcendance, alors qu'ils ne sont que la construction mentale d'une immanence. Les systèmes ne sont jamais aussi dangereux que quand ils sont ignorés, relégués à l'arrière-plan de notre réflexion. Alors je prends garde, les déconstruis, et les respecte pour leur puissance, mais les hais pour ce qu'ils représentent: l'impossibilité de savoir intuitivement que des cartes ne sont les territoires que de leurs propres contours.
Ils sont partout, lorsqu'on les cherche. Ils sont une création de notre esprit investigateur, de notre besoin de trouver un sens, une structure à la vie. Ils sont une projection de ce que l'on veut trouver, une projection que l'on impose à ce que l'on perçoit, à ce que l'on ressent, et souvent qu'on s'impose à soi-même. Ils sont relatifs à celui qui observe. De pensée, politiques, économiques, écologiques, spatiaux, temporels, scientifiques, religieux... Ils prennent des formes multiples, les systèmes, des échelles variables; ils ont des besoins de persuasion plus ou moins grands. Ils sont visibles dans les motifs et rythmes de la vie, dans la cadence du monde réel et la décadence des mondes imaginaires; ils sont perceptibles dans les paradoxes du chaos et de l'ordre, dans l'oscillation du bien et du mal, dans le spectre de la lumière et des comportements, dans le tumulte des émotions et le déchirement des relations. Ils sont les mots derrière les actes, les desseins codés dans les dessins. Les systèmes. Ils sont partout où on les cherche, car ils sont le résultat inhérent à chaque recherche. Ils sont aussi un outil indispensable car structurant. Ils donnent un sens, une vélocité, une puissance à la vie sans lesquels on ne pourrait comprendre. Mais les systèmes sont trompeurs, car ils sont aussi simulation, la simulation de leur propre existence. Les systèmes aspirent et prétendent à leur transcendance, alors qu'ils ne sont que la construction mentale d'une immanence. Les systèmes ne sont jamais aussi dangereux que quand ils sont ignorés, relégués à l'arrière-plan de notre réflexion. Alors je prends garde, les déconstruis, et les respecte pour leur puissance, mais les hais pour ce qu'ils représentent: l'impossibilité de savoir intuitivement que des cartes ne sont les territoires que de leurs propres contours.